Passage de l’Open Water sur Koh Tao puis inondations pour rejoindre AoLuek

En ce 2 Janvier, réveil 6h30 sur Koh Tao. Une fois de plus la nuit est courte, surtout que je me suis couché tard car il y avait pas mal de vidéos à regarder avant d’aller au 1er cours pour l’Open Water, que je passe avec le club de plongée French Kiss Divers, que je recommande vivement.

SSI Open Water Diver est une certification délivrée par l’organisation de plongée sous-marine SSI. Elle permet, après avoir suivi les parties théorique et pratique, de pouvoir pratiquer la plongée sous-marine en plongeant avec un binôme de même niveau (ou supérieur) sans être supervisé par un professionnel (Dive Master ou Instructeur).

La profondeur maximale autorisée est de 18 mètres pour l’Open Water Diver.

Petit déjeuner à l’hôtel où je suis. Il était suggéré par le club de plongée donc je l’avais réservé en même temps. Ça fait aussi partie de mon cadeau de Noël, j’en profite car je ne verrais pas souvent des hôtels comme ça, ça fait plaisir de temps en temps. Le nom est Aukotan.

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Une fois le petit déj terminé, je me dépêche car je sens que je commence à être à la bourre. Puis là, chose que je n’avais pas faite encore, je check sur internet où est le club de plongée. Et là, coup de pression, c’est à 10 minutes en voiture. Ça commence bien d’arriver en retard le premier jour. Je fais vite mes affaires et trace dehors, il pleut encore pour couronner ça. Au bout de la rue, je prends à gauche sans savoir où aller, et en marchant je cherche un taxi. Il est 7h25, j’ai RDV à 7h30 et j’ai au moins 10min de route, mais toujours pas de taxi tout va bien. Ça me parait d’ailleurs bizarre que le club m’ait proposé cet hôtel aussi loin si je puis dire du centre de plongée, mais bon, c’est une autre histoire. Je trouve un commerce, je m’approche pour demander au gars s’il peut appeler un taxi. En fait le commerce allait ouvrir, et il n’y avait qu’un gars qui faisait le ménage qui ne voulait pas parler. L’heure tourne, je n’ai pas de téléphone pour prévenir, tout va bien. Je continue à pied, et devinez sur quoi je tombe : le centre de plongée ! Je comprends plus rien et leur explique en arrivant, en fait ils ont plusieurs antennes, et celle là est pour la partie théorique. L’autre que j’ai vu sur Maps et lorsque l’on part en mer, mais tous les transports sont assurés par eux ! Finalement tout s’arrange, je suis pile à l’heure. Heureusement finalement que je n’ai pas trouvé de taxi ! Et le centre est finalement bien à côté de l’hôtel ! Bref, la prochaine fois je regarderai avant.

Nous serons 4 à ce cours, avec un Français et un couple de Suisses, tous encadrés par Clém, qui a été au top pendant ces 2 jours et demi de formation. J’avais fait pas mal de baptêmes dans mes voyages, et j’avais toujours une bonne douleur à l’oreille, qui est enfin partie! J’étais refait dans l’eau, quel plaisir. Comme quoi quand on a les bonnes explications.

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Plongée matinale

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Malheureusement le temps n’était pas avec nous, donc on a pas vu grand chose lors de nos plongées. La visibilité était d’à peine 5m, mais bon l’essentiel c’était de passer le niveau pour plonger plus tard de partout, et plus seulement en baptême. Quelques plongées plus tard, nous voilà en possession de notre niveau Open Water, ça fait plaisir.

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Pendant ces quelques jours, à côté de l’hôtel, je sympathise avec un Thaï qui tient son petit « resto » en bord de route, chez qui je mange midi et soir. Il est absolument trop gentil, il sourit tout le temps, il régale. Les Thaï sont en général très souriants et sympa, ça change. Peu importe l’endroit, la situation, le sourire est toujours là. Et apparemment c’est la cas dans la majorité des pays d’Asie. Les gens sont agréables, souriants, serviables. Ça fait grave plaisir. Certains m’ont dit : « Ils sont gentils avec toi parce que t’es touriste et que tu leur rapportes de l’argent, faut se méfier ». Certes, il y a une part de vérité dans cette phrase mais cela va plus loin, c’est vraiment leur mentalité. Ce que je raconterai plus tard dans les articles concernant Krabi m’a vraiment marqué, et les Thaï ne sont pas souriants que pour les touristes, ils le sont tout le temps, c’est comme ça. Je ne généralise pas, mais les quelques fois où je suis allé à Paris par exemple, ou Rome ou autre en Europe, l’accueil n’est pas toujours le même, alors que t’es quand même touriste et que tu les fais vivre. M’enfin, je m’égare, tout ça pour dire que les Asiat’ sont très gentils et souriants, et ça change tout. Quitte à faire quelque chose, autant le faire avec le sourire non ?

Une citation ci-dessous d’un livre très intéressant que j’avais lu, et ce passage m’avait marqué.

 » Leur maître, BOUDDHA, est représenté dans une attitude méditative, les jambes et les bras ouverts, le ventre arrondi. Il a l’air tout simplement d’un bon vivant. Et pour nous les occidentaux, notre maître, qui est JESUS, est représenté crucifié, souffrant, le corps tendu sur la croix. Il a les bras ouverts, mais ses mains sont attachées et ses jambes sont très serrées et croisées. C’est comme si nous avions été conditionnées à la souffrance. Il nous ait difficile d’accueillir les bonnes choses de la vie : on a l’impression qu’il faut souffrir pour mériter le bonheur. Cette mentalité est cause de nombreux malaises et maladies. « 

L.BOURBEAU – Qui es-tu ?

Le dernier soir, le club nous a proposé de venir boire un coup à leur bar. Toute l’équipe est vraiment au top, c’était génial. Du début jusqu’à la fin, la formation a été vraiment de qualité, dans une ambiance familiale, c’était vraiment cool. Je ne peux que recommander, et également niveau tarif, les 2 niveaux Open water & Advanced coûte aussi cher que l’Open Water seulement en France, donc autant en profiter.

Après une petite soirée sympathique, je retourne à l’hôtel histoire de faire une bonne soirée avant de décoller le lendemain pour rejoindre Ao Luk, dans la province de Krabi, plus au sud de la Thaïlande.

Départ le lendemain matin de Koh Tao. Je n’aurai pas vu grand chose de l’île, notamment ses plages paradisiaques et sa belle eau, mais ce n’est que partie remise, j’y retournerai pour passer mon niveau Advanced un moment où il fera beau j’espère.

Une fois sorti de l’hôtel, il pleut à torrent. Heureusement que dans le prix de la chambre il y a le transport pour rejoindre le port. C’est le déluge, et les routes commencent à être inondées.

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Arrivé au port, c’est du délire, tout le monde est agglutiné à l’intérieur. Galère avec les sacs pour se frayer un chemin dans la foule et prendre mon ticket. Déjà que la société Lomprayah n’est pas des mieux organisée, les gens n’arrangent pas la situation. Dans ces moments, les gens paniquent toujours et font n’importe, ce qui retardent encore plus tout le monde. Le sang-froid et la lucidité se sont envolés, laissant place à la stupidité et l’impatience. Ça me fait rire de les observer, certains se ruent sur le premier bateau qui arrive au port. L’effet de groupe commence et un grand nombre de personnes les rejoignent. Ils montent tous à bord du bateau. Puis 15 minutes, ils foutent le bordel et reviennent tous au port, car ce n’est pas le bon. C’est d’une débilité, ils montent sur le bateau sans avoir demandé où il va ! C’était magique ! Il fallait simplement demander et attendre le suivant. Bref. Une fois arrivé à Koh Samui de nouveau pour prendre l’autre bateau qui rejoindra Donsak, ville d’où je prendrai un bus pour rejoindre Ao Luek. L’attente à Koh Samui est longue, le bateau est vraiment en retard, il pleut à torrent. On est tous aglutiné sous un abri mais il pleut en travers. Absolument tout est trempé. La bache plastique sur le sac ne sert plus à rien. Dame Nature est bien énervée, mais c’est comme ça. Ça passera.

Plus tard, arrivé sur Donsak, j’apprends que je ne pourrais pas rejoindre Ao Luek, où je suis censé retrouver Zak, un ami d’un ami, qui vient de Concarneau et qui habite là depuis 2 ans. Pas moyen de le contacter pour lui dire que j’arriverai le lendemain finalement.

Je prends donc un bus qui nous amène dans la ville voisine Surat Thani. Le trajet a été interminable. Il ne s’est pas arrêté de pleuvoir, toutes les routes étaient inondées. C’était du délire, je n’avais jamais vécu ça. À un moment donné, on a roulé sur quelques kilomètres de ligne à 1km/h de moyenne je pense, et le courant arrivé de manière latérale. Il était très puissant, et on sentait que le bus pouvait se faire emporter à tout moment. 4 sièges étaient condamnés à l’avant du bus car le toit fuyait, tout va bien. Je suis impressionné par le calme régnant dans le bus, personne ne panique, ça fait plaisir. Depuis mon siège, je vois à travers la vitre beaucoup de Thaï dans la galère. Certains mecs en scoot roulent quand même dans l’eau, eau qui arrive plus haut que le niveau de leur pied. Pour ne pas qu’elle rentre dans l’échappement, ils mettent des tuyaux pour les rallonger, c’est du délire! Par contre, on se rend compte que certains voient leur maison en train de se faire dévaster par l’eau. Les inondations sont plus fortes, certains vont tout perdre. Le plus fou dans tout ça, c’est que malgré cette situation tragique, on peut apercevoir les gens, ensemble, qui partagent la même galère, et qui arrivent à sourire. Une belle leçon une fois de plus.

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On continue de rouler, le niveau de l’eau est tellement haut qu’on ne sait plus distinguer le fossé du mileu de la route. Totale confiance au chauffeur !

Plus tard, le chauffeur prend à droite, la mission dans le virage, la rue se rétrécit donc la vitesse de l’eau augmente (conservation du débit #MathsSup/Spé ahah), le risque de se faire emporter est assez grand j’imagine, mais le chauffeur maîtrise, et 5 minutes après, on se retrouve sur une route parallèle, hors des inondations. Il s’est absolument gavé ! On roule à une allure normale ça fait plaisir. Il nous laisse à un petit bureau où je prends les billets pour Ao Luek le lendemain matin, et ils me proposent un petit hôtel pas cher. Il fait nuit et je n’ai pas envie de me prendre la tête alors j’y vais. Arrivé dans la chambre, j’étends toute mes affaires, tout est trempé. Toilettes & Douche en même temps, normal !

Je vais en ville histoire de trouver un truc à manger, c’est très peu touristique cette ville, rien de fou à voir mais j’ai rencontré des Thaï trop gentils une fois de plus, ils m’ont régalé.

Lendemain matin, je me dirige au guichet de l’hôtel pour savoir à quelle heure part le bus. Elle me demande mon ticket, je lui réponds que sur le même ticket j’avais la chambre + le transport. Personne n’a le ticket. Nickel. Je vide mon sac on ne sait jamais, je ne trouve rien. Toujours pas de ticket et eux non plus. J’insiste leur disant qu’ils l’ont gardé j’en étais sûr. Dans ma galère, je rencontre 2 suisses qui parlent pas un brin anglais, ils me racontent qu’ils étaient en garde à vue sur Phuket car ils étaient saouls et qu’ils avaient conduit des scoot. Chacun ses galères ! C’est toujours la panique à l’accueil de l’accueil, ils cherchent encore, puis l’inspiration me vient comme si on me l’avait soufflé à l’oreille et je leur suggère la poubelle. Et là, devinez quoi : mon ticket ! La femme de la veille s’en était en fait servi comme brouillon, avait écrit des trucs derrière et l’avait jeté. Toujours plus … Bref, j’ai mon ticket et j’arrive enfin à Ao Luek!

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Le ticket !

Quelle histoire, je n’avais jamais vécu de telles inondations, c’était assez impressionnant. Ça reste un bon souvenir finalement, c’était quelque chose! Mais dans les prochains épisodes, vous verrez que j’en ai vécu une deuxième. Quand on nem (ohoh gros jeu de mots), on ne compte pas 😉

 

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